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Entre jazz contemporain, improvisation et influences métissées, le saxophoniste et compositeur franco-suisse Léon Phal a offert, samedi soir au Jardin Jnane Sbil de Fès, une création musicale immersive invitant le public à ralentir le rythme et à renouer avec un espace de sérénité et d’écoute.
Présenté dans le cadre de la 29ᵉ édition du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde, son projet « Stress Killer » a transformé le célèbre jardin historique en un écrin sonore où se sont entremêlés lyrisme, énergie rythmique et liberté d’expression musicale.
Accompagné de quatre musiciens formant un quintette d’une remarquable cohésion, Léon Phal a entraîné l’assistance dans un voyage musical riche en nuances. La puissance rythmique du batteur Arthur Alard et du bassiste Rémi Bouyssière s’est harmonieusement conjuguée aux textures mélodiques du claviériste Gauthier Toux, tandis que le trompettiste Zacharie Ksyk apportait à l’ensemble une dimension improvisée empreinte de fraîcheur et d’inventivité.
Au fil des compositions, dont « Still Waiting », le groupe a déployé un univers musical singulier, naviguant avec aisance entre différentes esthétiques tout en préservant une identité artistique forte.
Cette prestation, à laquelle ont assisté l’ambassadeur des États-Unis à Rabat, M. Richard Duke Buchan III, et l’ambassadeur de Suisse au Maroc, M. Valentin Zellweger, a suscité un vif enthousiasme auprès d’un public conquis par la richesse des sonorités et l’intensité du dialogue instauré entre les musiciens.
Au-delà de la performance, le concert a porté une véritable réflexion artistique sur la place de la musique dans un monde marqué par l’accélération des rythmes de vie. Fidèle à sa démarche nourrie par les influences africaines et les croisements culturels, Léon Phal a proposé une œuvre célébrant l’échange, l’ouverture et la rencontre, en parfaite résonance avec l’esprit du Festival de Fès.
Dans une déclaration à la MAP, l’artiste a expliqué que « Stress Killer » est né d’une volonté de répondre, par la musique, à ce qu’il considère comme l’un des maux majeurs de notre époque : le stress omniprésent qui affecte les individus dans leur quotidien.
Soulignant que les exigences de la vie moderne tendent parfois à éloigner les personnes de l’essentiel, il a indiqué que sa musique ambitionne de recréer un espace propice au repos, à l’équilibre et au partage.
Léon Phal a également exprimé sa satisfaction de participer au Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde, saluant la richesse patrimoniale des lieux accueillant les spectacles ainsi que la vocation universelle de cette manifestation, qui réunit des artistes venus de divers horizons autour des valeurs du dialogue et de la créativité.
Le saxophoniste franco-suisse et son quintette ont ainsi offert l’une des soirées marquantes de cette 29ᵉ édition, illustrant la capacité de la musique à transcender les frontières, à rapprocher les cultures et à offrir des instants de quiétude dans un monde en perpétuel mouvement.
