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Les aspirations des jeunes et les enjeux du dialogue intergénérationnel ont été au centre des débats lors de la deuxième édition des “Dialogues pluriels”, tenue jeudi à Casablanca, à l’initiative de plusieurs acteurs associatifs.
Cette rencontre, organisée par les associations “Marocains Pluriels”, “La Sqala” et “Oxyjeunes”, a constitué un espace d’échange et de réflexion autour des attentes des jeunes, de leur place au sein de la société et des moyens de renforcer les passerelles de communication et de compréhension entre les générations.
Dans ce cadre, les intervenants ont souligné que les jeunes constituent un moteur essentiel du développement et un acteur central dans la construction de l’avenir, insistant sur l’importance d’être à l’écoute de leurs attentes et de leurs besoins, ainsi que de les associer à l’élaboration des visions et des solutions relatives aux questions qui les concernent.
Ils ont également relevé que la jeunesse marocaine dispose d’importants atouts et d’un potentiel prometteur, notamment l’esprit d’initiative, la créativité et la capacité d’adaptation. Selon eux, la mise en place de conditions favorables à la formation, à l’insertion professionnelle et à la participation citoyenne permettrait de renforcer sa contribution au développement économique et social.
Les participants ont, par ailleurs, insisté sur la nécessité de consolider les passerelles de communication entre les générations et de dépasser les stéréotypes réciproques, afin de bâtir une relation fondée sur la confiance, la compréhension mutuelle et le partage d’expériences, et de mieux répondre aux défis de la période actuelle.
À cet égard, le président de l’association “Marocains Pluriels”, Ahmed Ghayat, a indiqué que cette édition vise à donner la parole aux jeunes, à écouter leurs aspirations et à explorer leur vision de l’avenir. Il a précisé que l’objectif est de mettre en place un espace de dialogue franc et constructif entre les différentes générations autour des questions qui préoccupent les jeunes et des perspectives de leur intégration au sein de la société.
Dans une déclaration à la MAP, M. Ghayat a ajouté que ce rendez-vous s’inscrit dans une dynamique visant à encourager le débat autour des questions sociétales, à travers l’implication d’acteurs issus de divers horizons ainsi que de jeunes porteurs d’expériences et d’initiatives variées.
De son côté, le président de l’association “Hope Emploi”, Mehdi Grini, a souligné que la jeunesse marocaine dispose de compétences et de qualifications importantes lui permettant de réussir et d’innover. Toutefois, la concrétisation de ce potentiel requiert, selon lui, un meilleur alignement entre la formation et les exigences du marché du travail, ainsi que la mise en place d’espaces de dialogue et d’écoute des attentes des générations montantes.
Il a ajouté que l’investissement dans les jeunes ne se limite pas à la création d’opportunités d’emploi, mais englobe également leur accompagnement, le développement de leurs compétences et le renforcement de leur confiance en leurs capacités, estimant que le dialogue intergénérationnel constitue un levier essentiel pour la transmission des expériences et la construction collective de l’avenir.
Organisée sous le thème “Des voix différentes, un avenir commun”, cette rencontre a réuni des universitaires, des acteurs associatifs et des professionnels, aux côtés de jeunes porteurs de projets et d’initiatives dans divers domaines.
