Migration et asile : Des chercheurs saluent à Fès la vision Royale pionnière

Dpress
Des universitaires et chercheurs, réunis mercredi à Fès dans le cadre d’un colloque, ont salué l’approche marocaine ”pionnière” en matière de gestion des questions migratoires et d’asile, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Intervenant lors de cette rencontre, placée sous le thème “Les expériences de régularisation de la situation juridique des migrants au Maroc et en Espagne”, le doyen de la faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales de Fès, Mohamed Bouzlafa, a mis en avant le leadership du Royaume dans la gestion de la migration aux niveaux régional et international, soulignant que l’approche marocaine dans ce domaine puise sa force dans la vision clairvoyante de SM le Roi.
M. Bouzlafa s’est également arrêté sur l’expérience espagnole récente en matière de migration, visant à régulariser la situation d’environ un demi-million de migrants en situation irrégulière, selon une approche conciliant les besoins pressants du marché du travail et le respect de la dignité humaine.
Cette initiative constitue, selon lui, “un tournant majeur” dans les politiques migratoires européennes.
Pour sa part, le directeur du Laboratoire de recherche ”Iqlaâ : Droit, Philosophie et Société”, Hassan Raihiya, a souligné que le Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, a développé au cours des dernières décennies une vision “avancée” et “équilibrée” dans la gestion des questions migratoires et d’asile, fondée sur une volonté royale plaçant la dimension humaine et la dignité de la personne au cœur des politiques publiques.
Il a précisé que l’initiative royale ayant conduit au lancement de la Stratégie nationale d’immigration et d’asile a constitué un “tournant historique”, permettant au Maroc de passer du statut de simple pays de transit à celui de pays d’accueil et d’intégration des migrants.
De son côté, Laila Bourmatan Abarouz, chercheuse en droit et en problématiques migratoires à Grenade (Espagne), a affirmé que le Maroc a instauré, depuis 2013, un modèle pionnier dans la gestion des questions migratoires et d’asile sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, marquant une évolution majeure dans le traitement de ce phénomène selon une approche fondée sur les droits humains et les considérations humanitaires.
La chercheuse a relevé que cette initiative royale a permis la régularisation de la situation administrative de milliers de migrants, notamment originaires des pays d’Afrique subsaharienne, tout en favorisant leur intégration au sein de la société marocaine et leur accès à divers droits et services essentiels.
Bourmatan Abarouz a également salué la “décision historique” adoptée par le gouvernement espagnol en avril 2026 portant sur une opération exceptionnelle de régularisation concernant près de 500.000 étrangers entrés sur le territoire espagnol avant janvier 2026.
Antonia Maria Jimenez, directrice du Centre d’Etudes Economiques et Fiscales (CEF) en Espagne, a indiqué, pour sa part, que le nombre d’étrangers titulaires d’un titre de séjour valide dans son pays a progressé de 22,3 % en 2025 pour atteindre 376.179 personnes.
Elle a précisé que 67 % de ces autorisations concernent le regroupement familial, 18 % les séjours à des fins de formation et près de 13 % les titres accordés pour des motifs d’intégration sociale, soulignant l’importance accordée par l’Espagne à l’inclusion sociale et éducative des migrants.
Quant à Redouane Bouriane, président de l’association maroco-espagnole pour le développement économique, touristique et social, il a salué l’opération exceptionnelle de régularisation collective des migrants lancée par le Maroc en 2014, estimant que cette “initiative novatrice” a permis au Royaume de passer du statut de pays de transit à celui de pays d’accueil et d’intégration, faisant du Maroc un modèle de référence aux niveaux continental et international.
Il a également mis en avant l’évolution du cadre juridique et des droits des migrants en Espagne en 2026, affirmant qu’”il ne peut y avoir de développement économique, d’essor touristique ou de stabilité sociale durable sans cohésion juridique et sans règles légales souples et équitables encadrant la situation des migrants”.
Pour Nestor Gonzalez Jimenez, avocat au Barreau de Malaga (Espagne), l’opération exceptionnelle de régularisation des migrants approuvée par l’Espagne en avril 2026 constitue “une mesure administrative à caractère exceptionnel” destinée à réduire l’écart entre les dispositions légales en vigueur et les réalités socio-démographiques du marché du travail.
Il a précisé que cette opération à caractère global pourrait bénéficier à entre 500.000 et 800.000 étrangers en situation irrégulière et vise également à favoriser le regroupement familial ainsi qu’à répondre aux situations de vulnérabilité sociale.
Pour sa part, le directeur du Laboratoire des études politiques et du droit public à la Faculté de droit de Fès, Rachid El Merzguioui, a salué les politiques et stratégies mises en œuvre par le Maroc sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans le domaine de la migration, notamment en matière de renforcement du cadre juridique et institutionnel visant l’intégration des migrants et réfugiés et leur accès aux services essentiels.
Il a également insisté sur l’importance du renforcement de la coopération et de l’échange d’expériences entre le Maroc et l’Espagne dans la gestion des questions migratoires, afin de garantir la protection des droits des migrants et des réfugiés et de consolider l’approche humaine et de développement dans le traitement de ce phénomène.
Quant à Mustapha El Merini, professeur à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Fès, il a estimé que la Stratégie nationale d’immigration et d’asile adoptée par le Maroc a permis à des milliers de personnes, notamment originaires des pays du Sahel et d’Afrique subsaharienne, de vivre dans la dignité et de s’intégrer pleinement au sein de la société marocaine.
L’universitaire a souligné que l’approche marocaine considère le migrant et la migration sous un angle essentiellement humain et de développement, faisant du Royaume une référence distinguée à l’échelle africaine dans ce domaine.
Cette rencontre a été organisée à l’initiative de la faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès, en partenariat avec plusieurs laboratoires de recherche et l’Association maroco-espagnole pour le développement économique, touristique et social.



