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Le conte peut être une source d’inspiration pour les jeunes réalisateurs de films d’animation

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Le conte peut être une source d’inspiration pour les jeunes réalisateurs de films d’animation, a affirmé, mardi à Meknès, le réalisateur et scénariste français Patrick Volve.

Les jeunes réalisateurs, au Maroc et ailleurs, pourraient adapter des contes en films d’animation pour faire en sorte qu’ils se déroulent dans le monde d’aujourd’hui, a-t-il souligné lors d’une rencontre organisée en marge de la projection de son court métrage “Boucle d’or et les trois macaques berbères”, dans le cadre du 24ème Festival International de Cinéma d’Animation de Meknès (FICAM).

Son court-métrage fait, à cet égard, partie d’une collection de dix films intitulée “Il était une fois”. Le projet, a indiqué Volve, aborde surtout la question des dialectes et des langues.

Pour le jeune public, a-t-il expliqué, l’idée était de faire découvrir plusieurs dialectes qui se mélangent en partant d’une réalité française et francophone, ajoutant que “dans plusieurs pays francophones, on mélange parfois des dialectes ou des langues régionales avec le français”.

Du Maroc, passant par Brazzaville, la Corse et La Réunion, l’idée était, d’après lui, “de faire découvrir aux jeunes publics francophones ces autres langues qui se mêlent parfois au français, sans mettre de sous-titres, en laissant entendre des mots différents”.

L’adaptation “consiste à partir d’une œuvre écrite, ou même d’un dessin, en les transformant et l’actualisant à un public particulier”, a-t-il détaillé, relevant que la série “Il était une fois” visait à transformer ces contes pour qu’ils se déroulent dans le monde d’aujourd’hui et au profit d’enfants très connectés.

A l’époque du conte original “le Petit Chaperon rouge”, ces technologies n’existaient pas, a souligné Volve qui a noté que son objectif était de “replacer ces histoires dans un univers quotidien contemporain”.

La série, destinée aux enfants de 6 à 10 ans, réinterprète des contes classiques de manière audacieuse et poétique. Le Petit Chaperon rouge devient Le Petit Chaperon belge, les trois petits cochons sont corses, le Petit Poucet est suisse, Barbe Bleue est québécois et Boucle d’or se confronte non pas à des ours mais à des macaques berbères.

Les 10 épisodes, réalisés en animation 2D sous la direction de Patrick Volve, transportent le public dans un voyage moderne et coloré qui visite Marseille, passe par Montréal et se finit à Brazzaville.

Au-delà des projections, les conférences du Forum du FICAM 2026 continuent de rassembler professionnels, créateurs, étudiants et passionnés autour des grands enjeux du cinéma d’animation.

La 24ème édition du Festival International de Cinéma d’Animation de Meknès, placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, est initiée sous le thème “La jeunesse fait son cinéma d’animation”. Elle met l’accent sur la jeune création et les nouveaux talents marocains de l’animation.

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