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Les travaux de la 79e Assemblée mondiale de la santé (WHA79) se sont ouverts lundi à Genève avec la participation du Maroc représenté par une délégation conduite par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui.
Tenue au siège de l’OMS et au Palais des Nations jusqu’au 23 mai en présence des pays membres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette session doit notamment se prononcer sur le lancement éventuel d’un nouveau processus piloté par les États visant à réformer le système mondial de santé, à renforcer la coordination entre acteurs du secteur et à s’aligner sur les réformes en cours des Nations-unies.
Ouvrant les travaux de la WHA79, le directeur général de l’OMS, Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que le monde traversait une période “difficile, dangereuse et divisée”, marquée par les conflits, les crises économiques, le changement climatique et les coupes dans l’aide internationale.
Il a rappelé avoir déclaré la veille une urgence de santé publique de portée internationale en raison de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, désormais propagée à l’Ouganda, après avoir récemment supervisé la réponse à une flambée de hantavirus en Espagne.
Face aux inquiétudes suscitées par les réductions de financement frappant l’OMS, le DG de l’OMS a défendu les réformes engagées depuis neuf ans pour renforcer les capacités scientifiques, les mécanismes d’urgence et l’indépendance financière de l’Organisation onusienne.
Il a mis en avant la création du Centre de renseignement pandémique de Berlin, du Fonds de lutte contre les pandémies doté de 1,4 milliard de dollars pour 128 pays, ainsi que l’adoption l’an dernier de l’Accord sur les pandémies de l’OMS.
M. Ghebreyesus a toutefois reconnu que l’Organisation avait dû réduire son budget, restructurer ses services et supprimer des postes après des coupes brutales de financement.
Le directeur général de l’OMS a enfin appelé les États à “remodeler la gouvernance mondiale de la santé” afin de bâtir une architecture plus cohérente et moins dépendante des bailleurs internationaux.
Saluant l’initiative “Accra Reset”, lancée par le président ghanéen John Dramani Mahama, il a estimé que les perturbations récentes de l’aide au développement devaient pousser les pays à rechercher davantage de “souveraineté sanitaire”.
“Aucun pays ne veut être dépendant. Chaque pays veut l’équité. Chaque pays veut la souveraineté”, a-t-il déclaré, appelant les États à suivre “la route de la solidarité et de l’équité”.
En marge de cette Assemblée, M. Tehraoui prend part à une série d’événements, notamment la 64e session du Conseil des ministres arabes de la Santé, des tables-rondes et des Side events thématiques. Au programme également, figurent la signature d’accords de coopération et des entretiens bilatéraux avec ses homologues étrangers ainsi qu’avec des responsables d’organisations internationales.
