Dpress
L’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA) a plaidé, mardi à Malabo, en République de Guinée équatoriale, pour une coopération sino-africaine mutuellement bénéfique au service de la transformation structurelle de l’Afrique.
Ce plaidoyer a été lancé lors de la cinquième Table ronde UCESA–CES de Chine, initiée conjointement par l’UCESA et le Conseil économique et social de la République populaire de Chine (CESC), sous le thème “Coopération sino-africaine au service de la transformation structurelle de l’Afrique : diversification économique, connectivité et inclusion numérique”, indique un communiqué de l’UCESA.
Placée sous l’égide du Chef de l’État de la République de Guinée équatoriale, Son Excellence Obiang Nguema Mbasogo, cette cinquième édition est organisée pour la première fois sur le continent africain.
Cette rencontre de haut niveau marque une nouvelle étape dans le renforcement du dialogue stratégique entre les institutions consultatives africaines et chinoises, dans un contexte marqué par la nécessité d’accélérer la transformation structurelle des économies africaines au service d’un développement inclusif, durable et créateur d’opportunités, notamment pour les jeunes générations.
Les échanges ont permis de mettre en lumière les opportunités offertes par la coopération sino-africaine pour accompagner les priorités de développement du continent, notamment à travers la diversification des économies, le renforcement de la connectivité, l’accélération de la transformation numérique ainsi que la réduction des fractures technologiques et numériques.
Les participants ont notamment souligné l’importance de promouvoir une coopération davantage orientée vers la création de valeur locale, le partage des expertises, le transfert de technologies ainsi que l’émergence de partenariats mutuellement bénéfiques à fort impact économique et social.
Un intérêt particulier a été accordé aux secteurs à fort potentiel que sont l’agro‑industrie, le tourisme et la transformation numérique, en tant que leviers stratégiques pour le développement de chaînes de valeur régionales intégrées. L’investissement dans ces secteurs étant de nature à accroître significativement la création de valeur ajoutée locale et à promouvoir une dynamique d’emplois durables et de qualité, au service d’une croissance plus inclusive et résiliente.
Dans son intervention, le Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdelkader Amara, Président de l’UCESA, a mis l’accent sur la portée stratégique de ce dialogue institutionnel de haut niveau, soulignant son rôle dans le rapprochement des priorités communes et dans l’enrichissement du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), à travers les recommandations portées par les Conseils économiques et sociaux africains et chinois.
Cité par le communiqué, M. Amara a, par ailleurs, appelé à institutionnaliser cette Table ronde en tant que mécanisme consultatif de suivi du Plan d’action du FOCAC, afin de mieux accompagner sa mise en œuvre et de renforcer l’efficacité de la coopération sino-africaine au bénéfice des populations.
Cette rencontre a connu une mobilisation internationale de premier plan, réunissant les Présidents et membres des Conseils économiques et sociaux d’Afrique, membres de l’UCESA, ainsi que des représentants du Conseil économique et social de Chine.
Elle a également enregistré la participation de hauts responsables d’institutions financières et régionales majeures, notamment la Banque africaine de développement (BAD), l’ECOSOCC de l’Union africaine, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), la Commission économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), et le Parlement de la CEMAC.
Des acteurs clés de la coopération sino-africaine, à l’instar de China Road and Bridge Corporation, de la Banque d’import‑export de Chine (Exim Bank of China) et du Fonds de développement Chine‑Afrique, ont également pris part aux échanges.
Cette forte présence institutionnelle et économique a été complétée par une participation significative du secteur privé, témoignant de la convergence des acteurs autour d’une dynamique commune de partenariat et de développement, conclut le communiqué.
