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La Commission Maroco-Américaine pour les Échanges Éducatifs et Culturels (MACECE) a lancé lundi à Casablanca les travaux de son Symposium de Recherche 2026 sous le thème “Le Savoir Sans Frontières : Innovation et Avenir de l’Enseignement Supérieur”.
Cet évènement réunit des chercheurs américains bénéficiant du programme d’échange Fulbright actuellement boursiers au Maroc et des lauréats marocains récemment rentrés des États-Unis à l’issue de leurs bourses de recherche. Durant deux jours, les participants vont présenter leurs travaux de recherche et tisser des liens avec la communauté académique marocaine.
S’exprimant à l’ouverture de cet événement, la Directrice Exécutive de la MACECE, Rebecca B. Geffner, a indiqué que “le Symposium de Recherche Fulbright est l’un des moments phares de l’année”, ajoutant que “réunir chercheurs marocains et américains appartenant à plusieurs disciplines rappelle avec force combien les échanges académiques favorisent l’innovation, renforcent la collaboration et contribuent à façonner l’avenir de l’éducation”.
Dans un contexte de mutations mondiales et technologiques rapides, ces liens comptent non seulement pour chaque chercheur individuellement, mais pour l’ensemble des institutions et des communautés qui œuvrent ensemble à relever des défis communs, a-t-elle souligné.
De son côté, le Conseiller aux Affaires Publiques de la Mission américaine, Nick Barnett, a mis l’accent sur l’importance de la coopération scientifique.
“Le programme Fulbright rassemble les meilleurs esprits des États-Unis et du Maroc pour bâtir un patrimoine commun de savoir, la ressource la plus précieuse pour façonner les 250 prochaines années de notre partenariat historique”, a-t-il dit, rappelant que la communauté Fulbright compte plus de 4000 lauréats au Maroc.
Pour sa part, le Directeur de la Recherche Scientifique et de l’Innovation au ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Hamid Bouabid, a affirmé que les chercheurs marocains lauréats du MACECE ou du programme Fulbright, joueront un rôle essentiel dans le développement d’un partenariat durable entre le Maroc et les Etats-Unis d’une part, et les universités des deux pays, d’autre part.
“Aujourd’hui, dans un monde de plus en plus marqué par l’évolution technologique rapide, l’incertitude géopolitique, les pressions climatiques et les défis sanitaires, la coopération scientifique internationale devient une nécessité stratégique”, a-t-il martelé.
Quant au membre du Conseil d’Administration de la MACECE, Mohamed Tahiri, il a relevé que “ce symposium réunit l’expérience de nos lauréats et les nouvelles perspectives des chercheurs actuels, créant un espace propice à des échanges de substance, à de nouvelles collaborations et à des liens professionnelles durables”.
Ces conversations incarnent l’essence même de la mission Fulbright et renforcent des partenariats qui continuent de marquer l’enseignement supérieur et la recherche bien au-delà de la période de bourse, a-t-il soutenu.
La première journée du symposium s’est clôturée par une réception de réseautage rassemblant les lauréats Fulbright marocains et les boursiers américains ainsi que les partenaires institutionnels de MACECE.
Le programme du symposium est structuré autour de cinq panels thématiques qui reflètent la richesse des recherches menées par la communauté Fulbright au Maroc cette année : “Écologie et Systèmes Environnementaux” ; “Intelligence Artificielle et Ingénierie” ; “Santé, Biologie et Sciences de la Vie” ; “Langue, Culture et Représentation” et “Économie et Gouvernance”.
Le Symposium 2026 se tient alors que le programme Fulbright s’apprête à célébrer son 80e anniversaire et que le Maroc et les États-Unis commémorent 250 ans d’amitié.
Pour ses initiateurs, cet événement qui place la recherche et le travail rigoureux des chercheurs ayant traversé les frontières pour approfondir leur compréhension du monde revêt une signification qui dépasse le seul cadre académique. Il témoigne d’une conviction partagée, inscrite dans la mission Fulbright depuis sa fondation : le savoir est l’une des ressources les plus durables que deux pays puissent s’échanger.
