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Le professeur universitaire et ancien doyen de l’Université internationale de Rabat (UIR) et d’Al Akhawayn, Abdessamad Fatmi, a présenté et signé, samedi à Rabat, son dernier ouvrage “The Dawn of Artificial General Intelligence: Genesis and Implications for the Arab World” (L’aube de l’IA Générale : Genèse et Implications pour le Monde Arabe).
Présenté dans le cadre du 31e Salon international de l’édition et du livre (SIEL), l’ouvrage de 180 pages retrace l’évolution de l’Intelligence artificielle générale (IAG), avec un focus sur sa genèse, son fonctionnement et ses enjeux pour les pays du monde arabe.
Il met également en lumière la manière dont les polymates arabo-musulmans des 9, 10, 11 et 12e siècles ont contribué à ce développement technologique, rendant ainsi hommage d à ces grands savants arabo-musulmans tels qu’Ibn al-Haytham et Al-Khwarizmi.
Selon l’auteur, cette publication, déclinée en sept chapitres, vise à vulgariser le concept de l’IAG pour le rendre accessible au grand public, tout en proposant des pistes de réflexion sur les moyens susceptibles d’ériger les pays arabes en acteurs actifs dans les domaines de l’IA.
“Pour que nos cultures, nos identités et nos langues puissent résister aux changements engendrés par l’essor de l’IA, qualifié de +supersonic tsunami+, les pays du Sud en général et du monde arabe en particulier doivent élaborer leurs propres “modèles frontières” en langue arabe”, a-t-il déclaré à la MAP.
L’ouvrage paru également en langue arabe analyse les prérequis nécessaires pour le développement de ces “frontier models”, a ajouté M. Fatmi, pour qui la création de modèles d’IA puissants passe par un investissement dans trois composantes essentielles : les données, la puissance de calcul et les talents.
Le but étant de disposer de bases de données énormes couvrant l’ensemble des champs de la connaissance humaine, d’infrastructures de calculs avancées et de ressources humaines qualifiées, a-t-il expliqué, notant que les modèles chinois, moins coûteux, peuvent servir de source d’inspiration.
L’universitaire a, en outre, relevé que l’ouvrage alerte sur les principaux défis soulevés par la révolution de l’IA, estimant que cet essor technologique favorise une “hégémonie du savoir”, une certaine paresse mentale et un désintérêt croissant pour la lecture, d’où l’importance de promouvoir un usage rationnel de l’IA pour pouvoir tirer profit de ses opportunités susceptibles de promouvoir la productivité et la capacité des pays arabes à entraîner leurs propres modèles d’IA.
