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Mise en avant à Nairobi de l’expérience du Maroc en matière de généralisation de la protection sociale et de financement du système de santé

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L’expérience du Maroc en matière de généralisation de la protection sociale et de financement du système de santé a été mise en avant, mardi à Nairobi, à l’occasion de la Réunion régionale du Sommet mondial de la santé qui se poursuit dans la capitale kényane jusqu’au 29 avril.

Intervenant lors du Dialogue ministériel autour de la réforme du financement de la santé en Afrique organisé en marge de cette Réunion, le secrétaire général du ministère de la Santé et de la Protection Sociale, Abdelkrim Meziane Belfkih a souligné que le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a engagé une transformation profonde de son système national de santé et de protection sociale, notant que cette nouvelle trajectoire s’inscrit dans le cadre du Nouveau Modèle de Développement qui place le capital humain, la justice sociale et l’équité territoriale au cœur des priorités nationales.

Le Secrétaire général a indiqué que la santé n’est de ce fait plus considérée comme une charge budgétaire passive en ce sens qu’elle est traitée comme étant un investissement stratégique qui incarne l’aspiration des citoyens au bien-être, renforce la résilience du pays et soutient sa dynamique économique et sociale.

Citant les chantiers structurants engagés par le Maroc, M. Meziane Belfkih a rappelé l’extension de la protection financière des citoyens contre le risque maladie, expliquant que le Royaume est passé d’une logique d’assistance médicale à une logique de droit assurantiel universel.

Rappelant que plus de onze millions de citoyens vulnérables, anciennement bénéficiaires d’un dispositif d’aide médicale, ont été intégrés dans un régime assurantiel solidaire dont l’État assume les cotisations, M. Meziane Belfkih a fait savoir que près de neuf Marocains sur dix bénéficient aujourd’hui d’une couverture par l’assurance maladie obligatoire.

Au volet budgétaire, il a rappelé le choix fait par le Royaume d’augmenter de manière soutenue les ressources publiques consacrées à la santé, une progression inscrite dans une trajectoire pluriannuelle qui traduit la priorité accordée à la santé placée au sommet de l’agenda des dépenses sociales du Royaume.

Au sujet de la diversification des mécanismes de financement, le Royaume mobilise plusieurs instruments destinés à élargir l’espace fiscal de la santé et à diversifier ses sources de financement, a-t-il soutenu, ajoutant que le Maroc, dans le domaine de la souveraineté pharmaceutique, développe en partenariat avec des acteurs publics et privés, des capacités nationales de production pharmaceutique et vaccinale, conçues à la fois pour répondre aux besoins nationaux, et pour contribuer, à terme, à la consolidation de chaînes d’approvisionnement africaines.

Le responsable a ajouté que face aux divers défis qui se posent, la réponse du Royaume repose sur trois grands principes. Le premier principe se rapporte à l’efficience du système national de santé qui dépend d’un équilibre entre ressources et gouvernance, le 2ème, à la solidarité nationale envers les populations vulnérables qui se veut le fondement même du contrat social, et le 3ème principe se rattachant à l’articulation entre politique économique et politique sociale, a-t-il expliqué.

Et de faire savoir que le Royaume entend poursuivre son action autour de quatre priorités opérationnelles, la première étant la consolidation de la couverture effective de l’assurance maladie, notamment à travers la poursuite de l’inclusion des travailleurs non-salariés, de certaines populations vulnérables et des catégories encore insuffisamment intégrées, via des mécanismes plus ciblés de simplification administrative, d’accompagnement et de recouvrement.

La 2ème priorité, poursuit-il, porte sur le renforcement de la soutenabilité financière des régimes, à travers des analyses actuarielles régulières, la rationalisation du panier de soins, la révision de la tarification nationale de référence et la maîtrise médicalisée des dépenses, précisant que la 3ème priorité concerne l’achèvement de la transformation de l’offre de soins à tous les niveaux du système de santé, avec une attention particulière accordée à la qualité du service rendu au citoyen.

Enfin, la 4ème priorité vise à renforcer le pilotage de la dépense de santé, en orientant davantage les financements vers les besoins prioritaires, en réduisant les gaspillages, en encadrant mieux les coûts et en s’appuyant sur les données et le numérique afin d’améliorer la qualité, la transparence et la redevabilité du système.

Organisée par le Sommet mondial de la santé et l’Université Aga Khan, en partenariat avec l’OMS, le ministère de la Santé du Kenya et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, la réunion rassemble plus de 1.000 délégués provenant d’environ 50 pays.

Cette rencontre de haut niveau qui se tient au Bureau des Nations Unies dans la capitale kényane se veut un espace d’échanges et de réflexion autour des défis sanitaires mondiaux, mettant en avant les contributions croissantes de l’Afrique à la définition des priorités de santé.

Créé en 2009, le Sommet mondial de la santé est l’une des principales plateformes mondiales en matière de santé. Chaque année, des réunions régionales de ce Sommet sont organisées à travers le monde, en collaboration avec des institutions locales, afin d’aborder les priorités sanitaires propres à chaque région tout en les inscrivant dans le cadre plus large de l’agenda mondial de la santé.

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