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La 3ème édition du festival “Cinéma et école” s’est ouverte, vendredi soir au cinéma Alcazar à Tanger, poursuivant son engagement en faveur de la critique cinématographique en tant qu’outil permettant aux nouvelles générations de comprendre et d’analyser les œuvres du septième art.
Dans le cadre de cette édition, organisée par l’Association “Tanger Films”, jusqu’au 19 avril, sous le thème “Le cinéma: éducation, créativité et conscience critique”, plusieurs mécanismes de la critique cinématographique seront abordés par des critiques et spécialistes du septième art.
Cette édition, organisée avec le soutien du Centre cinématographique marocain (CCM), approfondit la réflexion sur le cinéma en tant qu’outil pédagogique vivant, capable d’aiguiser l’esprit critique des jeunes générations et de consolider les valeurs esthétiques ainsi que la conscience collective.
Cet intérêt accordé à la critique se reflète également dans le choix d’un jury alliant expertise académique et pratique critique, composé de l’écrivain et critique cinématographique Khalil Damoun, de l’universitaire et chercheuse en cinéma Leila Rahmouni, ainsi que du cadre éducatif et acteur associatif Badreddine Cherab.
A cet égard, la directrice du festival, Aïcha Mssaïdi, a indiqué que cette édition constitue l’aboutissement d’un travail mené tout au long de l’année par l’association organisatrice à travers l’éducation à l’image et au son, ainsi que la projection et la discussion de plusieurs films, dans le but de développer chez les élèves la réflexion, l’esprit critique et une culture du visionnage conscient, notamment au sein des établissements publics.
Elle a ajouté, dans une déclaration à la MAP, que ce travail se poursuivra tout au long du festival, les élèves étant appelés à voter pour les films à travers la présentation de leurs observations critiques, lesquelles seront soumises au jury, faisant ainsi du festival un espace de rencontre et d’échange entre professionnels et élèves.
Pour sa part, Mme Rahmouni, membre du jury, a souligné que le jury évaluera cette année les fiches de lecture rédigées par les élèves sur les films en compétition officielle, précisant que son appréciation portera sur la manière dont les participants analysent les œuvres projetées, ainsi que sur la pertinence de leur regard critique.
Dans ce sens, elle a mis l’accent sur l’importance de ces manifestations cinématographiques, les qualifiant de véritable pépinière pour les futurs réalisateurs et critiques qui contribueront, sans nul doute, à enrichir le paysage cinématographique marocain.
Plusieurs jeunes prendront part, dans le cadre des activités de cette édition, à une compétition dédiée à la lecture filmique et à la critique, illustrant la volonté du festival de former un public averti, capable d’analyser et de décoder l’image.
Le programme de la manifestation comprend également un atelier de formation intitulé “De l’idée à la réalisation”, ainsi que des leçons cinématographiques consacrées aux mécanismes de la critique et de la lecture filmique.
Le critique Khalil Damoun animera ainsi une session sur “Les bases et principes de la critique cinématographique”, tandis que la chercheuse Leila Rahmouni présentera une leçon consacrée aux “méthodes et techniques de la lecture filmique”.
Les élèves auront également rendez-vous avec l’acteur Malek Akhmis dans le cadre d’une master class, tandis que le réalisateur Lakhdar El Hamdaoui partagera les grandes lignes de son expérience dans le court métrage, ainsi que les défis liés à la réalisation.
Dix œuvres sont en compétition officielle, à savoir “Hallucination” de Mustapha Idrissi, “Café avec Al Walid” de Mustapha Fteih, “Il reste de l’ombre” d’Abdelaali Mehdi, “Assif” de Yassine Aït Fqir, “Vide” de Rachid Abbassi, “Le retour d’Inès” d’Othman El Akkal, “Entre deux histoires” de Hamza Mehraqi, “Plume” de Jamal Taghmart, “Soif” de Abdelkrim Aït Belaid et “Étoile” de Abdellah El Moukaddem.
Le comité de sélection a souligné que ces films, retenus parmi plus de soixante candidatures, se distinguent par la diversité de leurs visions artistiques et leur capacité à traiter en profondeur, à travers une approche visuelle affirmée, diverses questions sociétales.
