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La diplomatie culturelle au service de la cause palestinienne

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Dans le cadre de l’activation des dynamiques de médiation culturelle supervisées par le Laboratoire de recherche et d’innovation en design et communication, la fondation « Art Com Sup » organise, le jeudi 16 avril 2026 à partir de 15h30, une rencontre académique ouverte au public autour du thème :
« La diplomatie culturelle au service de la cause palestinienne : art, mémoire et résistance ».

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte mondial marqué par une intensification des conflits, non seulement sur le terrain, mais aussi au niveau des récits, des représentations et de la mémoire collective. Dans un monde traversé par des tensions autour de la production du sens, de l’orientation des images et du contrôle des archives, la culture apparaît comme un champ stratégique qui dépasse la simple expression esthétique pour devenir un outil de production de savoir, de formation de la conscience critique et de résistance aux mécanismes d’effacement et d’exclusion. Dans cette perspective, aborder la question palestinienne à travers l’art, la littérature, les médias et le patrimoine permet d’interroger ce qui perdure face aux politiques d’effacement, ce qui se reconfigure à travers la mémoire symbolique, et les potentialités offertes par les pratiques créatives pour préserver et re-présenter les traces.

Cette rencontre vise à analyser les rôles de la diplomatie culturelle en tant qu’horizon d’interaction symbolique transnationale, où les pratiques artistiques, les récits médiatiques et les dynamiques culturelles se croisent pour reconstruire la mémoire palestinienne et renforcer sa présence dans l’espace public international. Elle ambitionne également de mettre en lumière la manière dont ces formes d’expression contribuent à dévoiler les logiques de dépossession et d’appropriation, tout en élaborant des formes multiples de solidarité, à la croisée des dimensions esthétiques, éthiques et politiques.

Cette initiative témoigne de l’engagement de « Art Com Sup » à consolider l’espace académique comme un lieu vivant de production de pensée critique et de dialogue interdisciplinaire. La rencontre réunira des chercheurs et des praticiens issus de divers champs de savoir afin d’ouvrir un débat approfondi sur les intersections entre création et engagement, représentation et narration, mémoire et justice. Elle offrira également un espace d’expression aux étudiants à travers l’exposition de travaux artistiques réalisés en lien avec la thématique, illustrant leur implication dans les enjeux contemporains à travers des supports créatifs.

La séance sera ouverte et animée par la professeure Rania Zbiri, médiatrice culturelle et enseignante-chercheuse, avec une intervention intitulée :
« L’art de la résistance palestinienne : mémoire, effacement, création et solidarité internationale », dans laquelle elle analysera les fonctions symboliques des pratiques artistiques comme formes de préservation, de questionnement et de récits alternatifs résistant aux tentatives d’effacement et de reconfiguration de la conscience collective.

La rencontre comprendra également des contributions scientifiques de grande qualité, notamment celle de la docteure Nida Younes, poétesse et chercheuse en sciences de l’information et de la communication, qui interviendra sur :
« Résistance, diplomatie culturelle et médias », en mettant l’accent sur les enjeux de représentation et de production discursive dans un contexte colonial, ainsi que sur l’analyse des mécanismes de circulation des images et des récits liés à la cause palestinienne.

De son côté, la docteure Céline Hervé-Bazin, écrivaine et chercheuse en sciences de l’information, présentera une communication intitulée :
« Mission de terrain, narration, communication et médias », fondée sur son expérience de recherche et de terrain, afin d’analyser les rôles du récit dans la transmission des savoirs et d’explorer les dimensions politiques de l’acte de dire et de documenter.

Quant à monsieur Amine Alaoui, architecte et enseignant-chercheur, il abordera le thème :
« Espace, patrimoine, mémoire et résistance », en montrant comment les espaces architecturaux et les sites patrimoniaux deviennent des enjeux centraux dans les luttes de mémoire et d’identité, et comment l’architecture participe à la production de sens et au renforcement des formes de résistance symbolique.

À travers cette programmation scientifique, « Art Com Sup » réaffirme son engagement en faveur d’une vision critique de la culture, conçue comme une force active dans la formation de la conscience collective, un espace de reconstruction de la mémoire et un outil de transmission des valeurs et de production de sens. Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, cette rencontre se présente comme une invitation à repenser la diplomatie culturelle en tant que pratique symbolique capable de construire des ponts de dialogue entre différents savoirs et sensibilités, et de contribuer à l’affirmation des valeurs de justice et de dignité à l’échelle mondiale.

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