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Salé: rencontre-signature du beau-livre “Quand l’Atlantique raconte l’histoire du Maroc”

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Une rencontre-signature autour du beau-livre “Quand l’Atlantique raconte l’histoire du Maroc” a été organisée samedi à Salé, à l’initiative de l’association Histoire Vivante du Maroc (HVM), du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) et de la Fondation Abou Bakr El Kadiri.

Réalisé en coédition avec le CCME, cet ouvrage s’inscrit dans une volonté de valoriser l’identité et l’histoire marocaines et de mettre en lumière la richesse, la diversité et l’ouverture qui la caractérisent.

Ce moment d’échange, organisé en collaboration avec le Conseil régional de Rabat, a été l’occasion de découvrir une lecture originale de l’histoire du Royaume, en soulignant le rôle central de l’Atlantique dans son développement et son identité.

Dans une déclaration à la MAP en marge de la cérémonie de signature, l’historienne et doyenne de la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben Msik relevant de l’Université Hassan II de Casablanca, Leila Maziane, a souligné que cette publication essaie d’”approcher la maritimité du Royaume depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours”, notant que le pays “a une culture riche et multiséculaire marquée par un contact permanent avec le rivage”.

“On a toujours été au contact du rivage, on a toujours travaillé avec le rivage, et on a osé franchir et dépasser ce rivage”, a-t-elle ajouté.

L’objectif derrière cet ouvrage est de contribuer à ce que les Marocains “se réapproprient cette partie méconnue de leur histoire, qui en dit long sur cette maritimité ancrée dans l’identité nationale” et qui se reflète aujourd’hui dans des projets structurants majeurs comme le port Tanger Med, le futur port de Dakhla Atlantique et le complexe Nador West Med sur la façade méditerranéenne, a fait remarquer Mme Maziane.

Dans une déclaration similaire, le président de l’association HVM, Ibrahim Saloui, a relevé qu’à travers ce beau-livre qui regorge de “faits inédits” et contient une “iconographie très unique”, on découvre que “le Maroc n’a jamais tourné le dos à l’Atlantique, contrairement aux idées reçues qui le présentent comme un pays davantage tourné vers les oasis et les montagnes”.

Pour jeter la lumière sur l’histoire maritime du Royaume, M. Slaoui a annoncé une série d’actions à venir, notamment une exposition hybride et immersive consacrée à l’histoire des corsaires de Salé, qui sera organisée en collaboration avec l’ambassade des Pays-Bas, avec la participation d’artistes marocains et d’autres résidant dans ce pays.

S’exprimant à cette occasion, l’ambassadeur d’Australie au Maroc, Damien Patrick Donovan, a salué cette initiative culturelle qui favorise une compréhension approfondie de l’histoire, de la culture et des spécificités du Maroc, tout en contribuant au dialogue et au rapprochement entre les peuples.

Historienne spécialiste des temps modernes, Leila Maziane est doyenne de la Faculté des lettres et des sciences humaines Ben Msik relevant de l’Université Hassan II de Casablanca. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages de référence dont “Salé et ses corsaires (1666–1727)”, récompensé par le Prix de la Corderie Royale Hermione.

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