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L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) au niveau de la province de Driouch porte une attention toute particulière à la protection, l’intégration économique et l’autonomisation des femmes.
Ainsi, plusieurs femmes porteuses de projets ont bénéficié d’un soutien conséquent et d’un accompagnement efficace de l’INDH afin d’améliorer leur quotidien et leur situation économique, et la célébration de la Journée internationale de la femme (8 mars) constitue une occasion pour rappeler l’intérêt accordé aux femmes, en milieu urbain comme en zone rurale, dans les programmes de l’INDH, visant le renforcement de leur autonomisation économique et sociale.
Dans une déclaration à la MAP, Bilal Laghmani, Chef du service «Amélioration du revenu et inclusion économique des jeunes» à la province de Driouch, a affirmé que la troisième phase de l’Initiative nationale pour le développement humain place le capital humain au cœur de ses interventions, en mettant l’accent sur l’autonomisation économique des femmes et des jeunes de la province.
Il a expliqué, dans ce sens, que le Comité provincial de développement humain s’emploie, conformément aux Hautes orientations royales, à renforcer les mécanismes de soutien aux catégories vulnérables, notamment les femmes, afin de faciliter leur intégration dans le tissu économique.
Soulignant que la Plateforme des jeunes constitue un espace central d’accueil, d’écoute et d’accompagnement, il a précisé que les femmes confrontées à des difficultés sociales bénéficient d’un soutien technique et social ciblé les aidant à développer leurs idées de projets et à les transformer en entreprises viables.
A titre d’exemple de la réussite de ce soutien, M. Laghmani a cité le projet «Halaouiyate Oum Lbanate» de Mme Ouarda El Horfi, de la commune rurale de Temsamane, qui a nécessité un budget total de 112.000 dirhams, dont une contribution de l’INDH de l’ordre 100.000 DH, et qui a permis à Mme El Horfi de surmonter les difficultés initiales et de concrétiser son idée.
Mettant en avant les résultats significatifs des interventions de l’INDH au profit des femmes de la province, il a notamment fait savoir que 33 projets féminins ont été financés à ce jour dans le cadre de l’axe «soutien à l’entrepreneuriat» pour un montant total de 4,4 MDH, dont 3,1 MDH de l’Initiative, alors qu’en matière d’amélioration des revenus, 10 coopératives féminines ont bénéficié d’un soutien financier totalisant 1,8 MDH, dont 1,17 MDH million de l’INDH.
Ces chiffres, a-t-il conclu, reflètent la dynamique que connaît la province de Driouch dans la lutte contre la précarité, et les efforts constants déployés par l’INDH pour la création d’opportunités d’emploi durables et l’encouragement de l’autonomie financière des femmes et des jeunes.
Sur ce plan, le projet «Halaouiyate Oum Lbanate», lancé il y a quelques mois grâce au soutien de l’INDH via la Plateforme des jeunes, illustre parfaitement les projets ambitieux qui contribuent à l’autonomisation économique des femmes et à leur intégration dans le tissu de production local.
Pour Mme El Horfi, le soutien conséquent de l’INDH à ce projet a marqué un tournant décisif dans sa vie professionnelle et personnelle.
«Grâce à ce soutien technique et matériel pour l’équipement d’un local pour la fabrication et la vente de crêpes, pâtisseries et gâteaux, j’ai pu surmonter les difficultés et accéder à une phase de stabilité et de production», a-t-elle confié.
Mme El Horfi a expliqué que sa boutique, spécialisée dans les gâteaux traditionnels et modernes, propose un large choix de produits, notamment chebakia, basbousa, msemen et diverses autres pâtisseries, affirmant que le projet connaît un succès remarquable, témoignant de la qualité des produits locaux et du savoir-faire des femmes qui y travaillent.
Précisant que le projet emploie actuellement ses trois filles, travaillant dans un cadre familial qui assure la pérennité de cette activité, elle a exprimé son ambition d’étendre son projet en formant et en intégrant d’autres jeunes femmes.
«Mon objectif est de contribuer à la transmission de ce savoir-faire à d’autres jeunes femmes et de les aider à s’insérer professionnellement à mesure que le projet se développe», a-t-elle dit.
