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L’Institut Confucius de l’Université Hassan II de Casablanca a célébré, vendredi au Complexe Culturel Anfa, le Nouvel An chinois (Chunwan 2026), lors d’un gala artistique et culturel marqué par une programmation riche et variée.
Cette manifestation a été ponctuée par une série de performances mettant à l’honneur les traditions millénaires chinoises, notamment des prestations instrumentales, des chants, ainsi que des chorégraphies inspirées du patrimoine culturel chinois.
Le public a également pu assister à une spectaculaire danse du dragon, interprétée par l’équipe de l’Institut Confucius, aux côtés de la chorale, de la troupe de danse et des enseignants de l’Institut, mobilisés pour faire de cette soirée un moment de partage et de découverte.
Dans une déclaration à la MAP, le président de l’Université Hassan II de Casablanca, Houssine Azeddoug, a souligné l’engouement croissant pour l’apprentissage de la langue chinoise au Maroc, indiquant que près de 700 étudiants se sont inscrits cette année, ce qui témoigne de l’intérêt grandissant des Marocains pour le mandarin.
Il a relevé que cette célébration constitue également une occasion de consolider un partenariat académique de longue date, notamment avec des universités chinoises, à travers l’organisation d’activités, de festivals et de congrès en alternance entre les deux pays, formulant ses vœux de bonne année à la communauté chinoise.
Pour sa part, la directrice exécutive du Centre culturel chinois à Rabat, Hu Yali, a rappelé que la Fête du Printemps occupe une place centrale dans le cœur des Chinois, en tant que célébration familiale majeure marquée par les retrouvailles et la joie.
Mme Hu a souligné que ce type de manifestation permet aux étudiants marocains d’approfondir leur connaissance de la culture chinoise et de renforcer leur apprentissage de la langue, appelant à davantage d’initiatives conjointes pour promouvoir les échanges culturels entre les jeunes des deux pays.
De son côté, la co-directrice marocaine de l’Institut Confucius, Fadma Ait Mous, a indiqué que l’année 2026 correspond, dans l’astrologie chinoise, au signe du cheval, symbole d’énergie et de courage, notant que cet animal revêt également une forte dimension symbolique dans la culture marocaine avec la Tbourida notamment.
Elle a précisé que l’Institut propose des cours de langue, prépare les étudiants aux examens HSK et développe des partenariats académiques, notamment avec l’université de Shanghai, permettant aux apprenants de poursuivre leurs études en Chine ou de bénéficier de séjours linguistiques.
À travers cet événement, l’Université Hassan II de Casablanca réaffirme sa vocation d’ouverture sur le monde et son rôle de passerelle entre les cultures, offrant aux habitants de la métropole une immersion dans l’univers symbolique et festif de la Fête du Printemps, inscrite en 2024 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Cette célébration s’inscrit ainsi dans une dynamique de coopération culturelle et universitaire soutenue, illustrant la vitalité des échanges maroco-chinois et l’intérêt croissant pour le dialogue interculturel.
