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Mme El Adaoui réaffirme l’attachement des juridictions financières à consacrer le sentiment de sécurité judiciaire et financière

Dpress

Mme Zineb El Adaoui, Premier Président de la Cour des Comptes, a réaffirmé, mardi, l’attachement des juridictions financières à consacrer le sentiment de sécurité judiciaire et financière, à contribuer à la lutte contre la corruption et à améliorer la gestion de la chose publique, afin de ressentir les effets des programmes et projets publics.

Dans son exposé devant les deux Chambres du Parlement, Mme El Adaoui a souligné que compte tenu de la conjoncture actuelle, les juridictions financières sont déterminées à poursuivre le perfectionnement de leurs méthodologies de travail afin d’accompagner le processus de développement en cours dans le Royaume, et de renforcer la confiance des citoyens en les institutions.

“Nous sommes déterminés à continuer à développer les méthodologies de travail des tribunaux financiers, à mettre en relief leur valeur ajoutée et à rehausser l’impact de leur action, de sorte à faire de notre travail de contrôle des mécanismes au service du sentiment de sécurité judiciaire et financière”, a-t-elle poursuivi.

Il s’agit aussi, a-t-elle ajouté, de contribuer aux côtés des autres acteurs concernés à la lutte contre la corruption sous ses diverses formes, de protéger les gestionnaires publics eux-mêmes et de permettre aux citoyens de tirer davantage profit des prestations et des divers programmes et projets.

Mme El Adaoui a assuré que l’ambition est de “renforcer la confiance du citoyen en les institutions de l’Etat et de favoriser une participation responsable, effective et sérieuse à la dynamique de développement du Royaume, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste”.

Elle a, d’autre part, indiqué que les juridictions financières se penchent sur l’élaboration des orientations stratégiques au titre de la période 2027-2031, ainsi que du projet de loi portant réforme des juridictions financières, actuellement en cours d’examen au Secrétariat général du gouvernement.

Ce projet, a-t-elle expliqué, tient compte des évolutions survenues en matière de gestion de la chose publique, de même qu’il met les procédures de ces tribunaux en adéquation avec les normes d’efficacité et les principes du procès équitable.

Elle s’est félicitée, dans ce contexte, de l’esprit d’abnégation et du sens de la responsabilité qui animent les magistrats et fonctionnaires des juridictions financières, au nombre de 800, relevant que la rigueur et le mérite sont les principes qui prévalent lors du recrutement, tout en veillant à renforcer de manière continue les compétences et capacités des magistrats et des fonctionnaires.

Dans ce cadre, Mme El Adaoui a souligné que l’accession de la Cour des comptes à plusieurs postes (secrétaire général de l’Organisation africaine des institutions supérieures de contrôle des finances publiques +AFROSAI+ et l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle financier avec des fonctions juridictionnelles +JURISAI+) illustre la confiance dont elle jouit à l’international, la reconnaissance de ses rôles avant-gardistes et de ses contributions en faveur de l’action de contrôle financier et de l’amélioration de la gestion de la chose publique.

La conjoncture actuelle au niveau national, a-t-elle ajouté, nécessite pour toutes les institutions d’œuvrer avec un esprit de responsabilité, de solidarité et d’abnégation, à contribuer activement à la marche du développement en cours dans le Royaume, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et à renforcer la confiance des citoyens dans les institutions.

Elle a noté que la présente conjoncture se caractérise par la poursuite de la mise en œuvre des Hautes Orientations Royales visant à faire en sorte que les fruits du progrès et du développement profitent à tous les citoyens, dans toutes les régions du Royaume, sans discrimination ni exclusion.

Selon Mme El Adaoui, cette conjoncture est marquée par le tournant historique qu’a connue la question de l’intégrité territoriale, “qui donnera un nouvel élan à la dynamique de développement que connaissent les régions du Sud et ouvrira des perspectives d’investissement plus larges pour réaliser davantage de programmes et de projets au profit des citoyens marocains et leurs frères africains”.

Elle a également plaidé pour un engagement citoyen, dans un esprit de responsabilité civique, de coopération et de coordination institutionnelles, dans le processus de développement global et intégré du Maroc. Ce processus, a-t-elle noté, vise à combiner progrès économique et développement social et à garantir à tous les citoyens les conditions d’une vie digne, leur permettant ainsi de constater concrètement l’impact des interventions de tous les organismes de l’État, grâce à une intégration de toutes les initiatives et réalisations.

À cet égard, elle a cité les Hautes Directives de Sa Majesté le Roi contenues dans le Discours du Trône de 2025, visant à opérer un véritable sursaut dans la mise à niveau globale des espaces territoriaux et dans le rattrapage des disparités sociales et spatiales.

Le Premier Président de la Cour des Comptes a, par ailleurs, relevé que l’organisation d’échéances législatives au cours des prochains mois, nécessite une mobilisation collective responsable et citoyenne qui doit consacrer les acquis et veiller sur les intérêts suprêmes de la Nation.

“Telle est la voie pour consacrer la confiance des citoyens dans le scrutin et partant immuniser le processus démocratique de notre pays”, a-t-elle conclu.

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