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Clap de fin à Ait Ourir pour la 1ère édition du Festival national de la culture amazighe

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La première édition du Festival national de la culture amazighe, un véritable hommage au patrimoine amazigh national riche et séculaire, a pris fin, dimanche soir à Ait Ourir (province d’Al Haouz), avec l’organisation d’une soirée musicale des plus alléchantes.

Placé sous le signe « la Culture amazighe : identité et civilisation », cette manifestation a été marquée par la participation de quelque 19 troupes musicales dont, 3 nationales et 16 locales, outre des artistes talentueux, parmi des icônes de la musique amazighe et populaire.

Ce Festival qui ambitionne de devenir un rendez-vous annuel incontournable de la culture amazighe, a été organisé, trois jours durant, à l’initiative du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication (Département de la Culture), en collaboration avec la préfecture de la province d’Al Haouz, le Conseil provincial et le Conseil communal d’Aït Ourir.

Destinée à mettre en lumière la Culture amazighe, cette manifestation intervient en consécration des grandes orientations du ministère visant à préserver et à valoriser ce legs culturel et artistique national, de par ses moult affluents culturels, dont celui amazigh, et à mettre en valeur l’ensemble des potentialités patrimoniales, artistiques, et culturelles à l’échelle régionale, comme au niveau de la province d’Al Haouz.

A travers ce festival, le ministère s’est donné pour mission d’asseoir les bases d’une action culturelle efficace et productive, à même de contribuer à la préservation du patrimoine national et de prospecter des perspectives prometteuses, fondées sur le droit culturel et le développement local inclusif.

De même, il s’agit de préserver et promouvoir le patrimoine amazigh, afin qu’il contribue aux efforts de développement économique, social et territorial inclusif déjà engagés, et à insuffler une nouvelle dynamique pour le tourisme culturel national et régional, tout en permettant à l’individu de renouer avec son patrimoine civilisationnel riche, et de revivifier la mémoire historique nationale, de manière à renforcer davantage ce sentiment noble d’appartenance à cette grande Nation.

La soirée de clôture de ce Festival a été marquée par la programmation, minutieusement établie, d’une série de shows et de spectacles animés, avec brio, par des troupes musicales ayant largement contribué à la pérennisation de la culture amazighe et au renforcement de sa place cruciale sur la scène patrimoniale nationale, en tant que l’un des affluents majeurs de l’identité nationale unie et plurielle.

Des festivaliers parmi les habitants de la ville d’Ait Ourir et ses visiteurs présents en masse lors de cette soirée emblématique, ont été conviés à apprécier, une belle succession sur scène, de troupes talentueuses, à l’instar de « Houmada de Sidi Badhaj », « Ahouach Atlas Aghmat », le groupe « Tiba Bajine », la troupe « Ahouach Anamar Achk », la troupe « Chabab Ahouach Itrane Al Haouz », ou encore, l’artiste Hamid El Marrakchi.

L’un des moments forts de cette soirée de clôture, a été la montée sur scène du jeune talent et artiste doué du style « Regada », Rabeh Mariwari, qui a su s’acquitter d’une belle prestation musicale, en interprétant, un florilège de chansons tirées de son répertoire musical riche et varié.

Un spectacle inédit et une véritable immersion au cœur d’une autre facette de la culture marocaine riche et singulière, ayant suscité tant d’admiration, de joie et d’enthousiasme chez le public présent.

Dans une déclaration à la MAP à cette occasion, Hassan Labouihi, chargé de la communication à la Direction régionale de la Culture à Marrakech- Safi, s’est félicité de l’organisation de ce festival, avec à la clé une programmation variée et riche, notamment des spectacles musicaux authentiques conçus de manière à célébrer, comme il se doit, le patrimoine et l’identité nationale.

« Trois jours ont été riches aussi en activités parallèles, dont des expositions d’arts plastiques autour de la thématique de la culture et l’identité, une exposition du livre amazigh, ainsi que des costumes traditionnels amazighs », a-t-il rappelé, notant que l’ensemble de ces activités illustrent l’intérêt porté au patrimoine national séculaire, à sa préservation et à sa promotion.

Et de conclure en affirmant que ce Festival intervient dans le cadre de la mise en application des orientations stratégiques du ministère de la Culture visant à revivifier le patrimoine national et à éveiller les consciences sur l’impératif de promouvoir la culture amazighe.

La première édition du Festival national de la culture amazighe a été marquée par un incandescent hommage rendu à l’artiste amazighe, Aicha Babaj, originaire de la ville d’Ait Ourir, qui a entamé sa carrière artistique au début des années 90, en créant un groupe musical talentueux dans le style musical des « Lâabates ».

Cette première édition a été une véritable immersion au cœur de l’art amazigh, à travers la programmation de soirées artistiques alléchantes, animées par une pléiade de stars de la chanson amazighe, à l’instar de Aicha Tachinwit, Mustapha Oumguil, Rabah Mariwari et Hamid El Marrakchi.

Au menu figurait aussi une conférence- débat consacrée à la mise en relief des spécificités de la culture amazighe et des perspectives d’investissement de ses potentialités dans le développement durable d’Ait Ourir, avec la participation d’un parterre de chercheurs et de spécialistes.

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